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13 octobre 2006

Célébration du génie colérique

Mort, Pierre Bourdieu s'est enfin tu.
Béatrice Pereire, National Hebdo,
31 janvier - 6 février 2002

Le propos a le mérite de la clarté. J'ajoute que, méprisante et méprisable, la formule clame sans fard, sans ambages ni précautions d'usage, ce que pensent mais ne peuvent dire aussi brutalement bon nombre de plumitifs chargés de couvrir l'évènement nécrologique, d'accord sur l'analyse mais soucieux d'un démarquage par l'emballage. Souvent l'extrême droite exprime sans censure la violence viscérale qui gît au creux de la plupart des individus. Elle révèle et met à jour les sentiments bas, vils, grossiers et dégoûtants, elle s'appuie sur eux, les nourrit comme on gave une méchante bête.
Que l'extrême droite se réjouisse de la mort d'un des rares penseurs à combattre pour empêcher qu'on fasse de la misère du monde - dont se désintéressent les libéraux de droite et de gauche - un explosif potentiellement destructeur de la société, une force sombre récupérable par les tenants de la droite révolutionnaire de toujours, voilà qui n'étonne pas. Mais d'autres ailleurs qu'à droite, embouchent aussi cette trompette, et, finalement, la gauche libérale pense la même chose que la droite extrême. Elle s'en distingue par le style, mais danse autour de la tombe ouverte. Voilà qui peut légitimement inquiéter...

Il gêne tous les défenseurs de l'ordre libéral, tous les partisans de la formule la plus agressive du capitalisme : la loi du marché comme principe absolu de l'organisation des sociétés. Son travail souligne l'existence d'une droite et d'une gauche, ces deux options dessinant chacune une vision du monde. Mais il montre aussi que le libéralisme travaille droite et gauche classiques au point de les fracturer toutes les deux. Pierre Bourdieu exècre ces deux variations, à droite et à gauche, du même thème libéral.
Ce constat le fait lutter pour une gauche de gauche, au sens véritablement de gauche, et non pour une gauche de la gauche, comme les journalistes le disent souvent. A droite, il n'a pas d'amis. Il compte aussi des ennemis dans cette gauche fascinée par la droite, habitée, hantée par les liquidateurs du socialisme historique récemment dilué dans le marché (1982). Convertie au pouvoir, à l'argent, à la bourse, au dollar, aux affaires, aux palais présidentiels, fascinée par le modèle américain, cette gauche qui se partage le pouvoir avec la droite depuis Mai 68 n'a pas les faveurs du sociologue.
Pour cette raison, la gauche libérale ne lui pardonne pas de pointer ses contradictions, ses volte-face, ses renoncements, ses reniements ; elle lui fait payer sa mémoire d'homme de gauche quand elle s'évertue à effacer les traces d'un passé prétendumment archaïque pour mieux faire accepter son ralliement aux valeurs des ennemis d'hier ou d'avant-hier ; elle le hait de se souvenir que des solutions de gauche existent, dont une culture, des propositions, des principes qui, après l'exercice catastrophique du pouvoir issu de 1981, s'étaient trouvés transformés en charpie, en confettis ; elle lui en veut de dire qu'un électeur n'ayant jamais voté à droite ne peut en promouvoir les idées lorsqu'elles sont défendues par un parjure de gauche.

Ses amis se trouvent naturellement du côté des sacrifiés de cette époque néfaste : les pauvres, les miséreux, les oubliés, les négligés, les modestes, les petits, les privés (de toit, de logis, de travail, de revenu, de papiers, de dignité), les déchets du système, de plus en plus nombreux et de moins en moins entendus depuis la conversion des socialistes à la culture de gouvernement. L'utile fiction de l'éthique de responsabilité dispense de rester fidèle à l'éthique de conviction.
Faut-il s'étonner qu'à l'autre extrémité du monde, loin des enfers, là où la vie se joue légèrement, avec l'indolence des insouciants disposant de tout, une poignée de nantis jette son dévolu critique, voire son mépris, sa haine ou sa violence, sur le travail du sociologue qui prend parti non pas pour les sommets, mais pour la base, non pour la pointe aigüe des bâtisseurs du monde cynique, mais pour le socle immense des sans-grade qui le subissent comme il est, fabriqué par une minorité d'élus qui jouissent de leurs prébendes sans cesse augmentées, et ne se rassasient jamais de cette confiscation du réel pour leurs propres fins ?
Le détestent tous ceux qui se moquent des laissés-pour-compte du capitalisme libéral. Ceux-là activent cette violence, la soutiennent, l'organisent, la relaient, la passent sous silence, s'en font les complices d'une manière ou d'une autre.
Aucun bénéficiaire du système n'aime l'insolent qui analyse et démontre les logiques dont procèdent ses avantages ; aucun nanti n'apprécie l'empêcheur de jouir entre complices et comparses, qui prouve le fonctionnement violemment inégalitaire du système en place ; aucun individu comblé par le marché n'applaudit l'impudent qui dénonce la manière injuste dont s'effectuent les partages : on transforme vite en victime émissaire le penseur qui dit la vérité, dévoile, arrache les décors et montre dans une pleine nudité critique la douceur du monde pour un petit monde et sa dureté pour la plupart.

Chose rarissime, les sans-voix ont en lui non pas un porte-parole confisquant leurs révoltes ou un opportuniste se servant de leurs causes, mais un être qui met à leur service sa formulation du réel, sa compréhension du monde, sa capacité à lire et déchiffrer le fonctionnement des machines sociales. En revanche, tous ceux qui ont intérêt à ce qu'aucun intellectuel ne mette ses compétences à la disposition des déchets du système, des victimes du libéralisme, des précaires de toutes les déroutes sociales, se réjouissent aujourd'hui de sa disparition. Car il a le souci du Peuple - dans l'acception de Michelet.
Rares sont les penseurs qui optent pour les silencieux qui subissent tous les jours. La plupart collaborent au système libéral et vantent ses mérites, ne l'écorchent pas, passent sous silence le prix exorbitant des vies, des énergies, des forces qu'il confisque pour être, fonctionner et durer. Le plus grand nombre, d'ailleurs, n'a aucun intérêt à se soucier de la plèbe, de la misère, des pauvres, car s'occuper des inutiles et prendre leur parti n'offre aucun bénéfice pour la carrière, les postes et l'accès aux paradis de la société qui récompensent les serviteurs les plus zélés, les porteurs d'eau les plus obéissants - en fait, les meilleurs domestiques.
Contre l'engeance des sociologues, philosophes, qui mettent leur plume au service du système qui les nourrit et se répandent en propos confits pour détourner la brutalité du réel (dans leurs livres, leurs tribunes, les pages des journaux où ils rendent compte des ouvrages qui défendent leurs options, leurs rubriques à la télévision ou à la radio), il existe un courant critique qui s'oppose, refuse, résiste à la religion libérale et s'en démarque puissamment. Dans ce lignage, Sartre ouvre la marche, Foucault et Deleuze portent haut et clair l'oriflamme de la colère, Derrida reste seul en piste. Bourdieu était des leurs.

 

Michel Onfray
Célébration du génie colérique (chapitre 2)
Éditions Galilée (2002)


"Ici l'Ombre et la Lumière ! Les vivants parlents des morts" pompompompom....

Sauf que Michel Onfray ne risque pas de se faire traiter comme un petit riquiqui de blogueur tout gris, inapte à traduire la pensée de Bourdieu sans la caricaturer, lui...

Ça tombe extrêmement bien parce que Bourdieu comme Onfray vomissent la condescendance des petits marquis de l'intelligentsia médiatique.
Ça tombe pile-poil parce que c'est cette morgue élitiste qui fait que ce pays s'enfonce dans une fracture dont on risque fort de payer les pots cassés en 2007.
Ils ont pourtant senti le vent du boulet leur frôler l'oreille en avril 2002, puis leur arracher un bras en mai 2005, mais il semblerait que les leçons n'aient pas été suffisantes.

Et voilà comment le mépris affiché sans discernement et à la hache d'un P.M (n'en déplaise à ses laudateurs) fait qu'un Sarkozy ou qu'une Royal peuvent se permettre de thésauriser sur "l'opinion publique" et "le peuple" qu'ils se targuent tout deux de représenter.
Que ce soit, de leur part, une parfaite hypocrisie sur laquelle ils capitalisent et dont ils attendent le versement des intérêts, c'est certain.
Mais que le discours qui consiste à dénier aux "petits", aux "sans grade", la capacité à participer au débat de manière active, de prendre à bras-le-corps une parole qu'on leur a confisquée depuis belle lurette, juste parce qu'ils n'ont pas de carte de presse (et je rappelle que des Julien Courbet, des Jean-Luc Morandini, des Charles Villeneuve... et même des Cauet ! en sont, eux, détenteurs... ce qui, vous l'avouerez, démythifie méchamment ce petit bout de carton !) et qu'en conséquence, ils ne seraient pas capables de comprendre Bourdieu, par exemple... ce discours-là, il est la voie impériale qu'empruntent au pas de charge les deux chihuahuas de la politique sus-nommés.

En 2005, c'est Étienne Chouard que les mêmes traitaient avec un sourire narquois de "petit prof marseillais"...
Ça ne leur a pas porté chance.

Commentaires

je t'adore des fois .... ( merde voila que je fais mon bisounours :o))) ....

Écrit par : les marques du plaisir | 13 octobre 2006

Grabuge mérite en effet de très nombreux bisous pour cet article et le précédent !

Écrit par : Swâmi Petaramesh | 13 octobre 2006

"Humanitarisme, libertarisme, droits-de-l'hommisme, antimondialisme : c'est sur ces terrains que les classes moyennes les plus conscientisées tendent de plus en plus à se mobiliser actuellement; et on n'aurait qu'à se réjouir du développement de ces luttes si, en cherchant à remédier aux diverses aliénations qui accablent les uns ou les autres, elles n'oubliaient ou ne détournaient parfois de combattre l'une des causes majeures d'aliénation de l'humanité : la domination du capital.

Rien de plus absurde que les querelles sur l'ampleur ou la gravité de telle aliénation par rapport à telle autre, ou sur la hiérarchie des différentes dominations, ou sur la priorité des luttes à mener pour s'en libérer.

Bref, à rebours de tout ce dont on veut nous convaincre, nous devons poser avec force et clarté que la seule politique acceptable d'un point de vue humaniste est celle qui se propose non pas de corriger, amender, rectifier ou ravauder de quelque façon que soit le système capitaliste, mais d'en finir avec lui."

Alain Accardo,"Le petit-bourgeois gentilhomme. La moyennisation de la société." Ed. Labor / Ed. Espace de libertés.

Écrit par : Anièry | 13 octobre 2006

Je dis comme on dit à l'ashram.
Tout pareil.
Nombreux bisous.
Dans ces moments-là sinon l'autre possibilité serait de se calfeutrer avec Ch.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 13 octobre 2006

Arrêtez de vous bécoter comme ça tout le temps, bande de pédés!

Écrit par : Sînziana | 13 octobre 2006

Waaaaaaaaahhh !!!! Quel plaisir immense de trouver ici un extrait de la prose de Michel Onfray, philosophe que j'admire
depuis un bout de temps ! Lecture de ses livres vivement conseillée.

Mille merci à toi, Grabuge !!!

Écrit par : Liberté | 13 octobre 2006

Qu'apprends-je? Bourdieu et Michel Onfray...Comment dire, heu...Vraiment?

Écrit par : leblase | 14 octobre 2006

Pédé toi-même, Sînziana.
D'abord c'est à Grabuge que je voulais parler.
Grabuge, MERCI mille fois pour le discours de Ronald N. que tu es gentiment venue déposer chez moi.
Ci-dessous, un modeste présent:de larges extraits du blog de Patrick Devedjian.
C'est un plaisir d'échanger des cadeaux avec toi.
Et des bisous, aussi.
N'en déplaise à certaine...

vendredi, 13 octobre 2006
Centres éducatifs fermés
J’ai passé une partie de l’après-midi au centre éducatif fermé de Beauvais. C’est une institution créée par la loi du 2 septembre 2002 , qu’a votée notre majorité UMP, et qui a pour objet de traiter de la situation des mineurs délinquants multirécidivistes, c’est-à-dire des cas les plus difficiles.
La visite était passionnante. Neuf jeunes de 14 à 16 ans encadrés par un personnel permanent de 27 professionnels spécialisés. Ils ont été mis là par la justice pour une durée de 3 à 6 mois après que toutes les mesures précédentes aient échoué. C’est la dernière chance avant la prison.
La plupart d’entre eux se sont vu reprocher des actes de violence.
Ils sont tous enfants de familles à problème, de familles éclatées, on les sent tous meurtris par la vie, et cela ne peut que susciter la compassion.
En même temps, ils rendent la vie impossible à leur environnement.
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23:05 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

jeudi, 12 octobre 2006
A propos de la pénalisation de la négation du génocide arménien
Le parti socialiste avait déposé une proposition de loi visant à permettre des poursuites pénales contre ceux qui nient l’existence du génocide arménien, tel qu’il a été reconnu par le Parlement français en 2001. Bien sûr un tel texte, inspiré de la loi Gayssot qui pénalise la négation de la Shoah, ne peut me laisser indifférent. Ce texte a été examiné et voté en première lecture par l’Assemblée Nationale ce jeudi 12 octobre.
Cette proposition de loi fait débat, car à gauche comme à droite, plusieurs personnes considèrent que ce n’est pas au Parlement d’écrire l’Histoire. C’est l’objection la plus sérieuse, mais je veux, auparavant, répondre à d’autres arguments.
Un intense lobbying turc s’est manifesté auprès des députés pour les inciter à rejeter ce texte en agitant la menace d’une détérioration des relations avec la France, notamment au niveau commercial.
Il me semble que la Turquie est bien mal placée pour faire la leçon alors que le gouvernement actuel a fait modifier le code pénal turc en instituant un art. 301 censé sanctionner les offenses aux institutions de l’Etat et à l’identité turque (avec une peine allant de six mois à trois ans d’emprisonnement) et qui réprime ainsi, entres autres, tout affirmation du génocide arménien, toute demande d’évacuation militaire de Chypre ou de reconnaissance de l’Etat Chypriote, membre à part entière de l’Union Européenne.
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13:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (156) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

dimanche, 08 octobre 2006
Cachan : regarder plus loin
Heureusement que Nicolas Sarkozy est là pour refuser la régularisation massive !
Le discours médiatique n’exprime que compassion, solidarité et indignation hypocrite, sans aucun souci de l’avenir, sans rappeler les faits et la vérité.
Depuis trente ans, la France accueille chaque année plus de 100 000 étrangers de façon régulière, et accorde chaque année la nationalité française à autant d’étrangers (ce qui fait que le nombre d’étrangers reste à peu près stable). Notre pays maintient donc sa tradition d’accueil et d’ouverture.
Tous les enfants qui vivent sur le sol français sont scolarisés, quelle que soit la situation de leurs parents. On soigne d’abord, avant de demander des papiers, tous les cas urgents. C’est l’honneur de notre pays. Les Français sont, pour la très grande majorité, profondément attachés à cette politique : le respect et l’accueil de l’étranger en situation difficile fait partie intégrante des valeurs de la République. Nous comprenons bien que toute personne qui a de grandes difficultés à vivre dans son pays essaie de trouver une issue pour elle-même et encore plus pour ses enfants.
L’Etat, les collectivités territoriales, la société, les associations, les individus, tous travaillent à faciliter l’intégration, au moins autant à droite qu’à gauche.
Mais, il faut aussi le savoir, la France ne peut intégrer tous ceux qui veulent venir, au risque de se déstabiliser et de se détruire elle-même.
Il n’y a pas d’accueil réel si nous ne sommes pas capables de fournir du travail au nouvel arrivant. C’est le travail qui confère l’autonomie, la liberté et donc la dignité, même si chacun doit être respecté tel qu’il est.
23:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

dimanche, 01 octobre 2006
Arménie : un grand jour !
"Faut-il que la Turquie reconnaisse le génocide arménien pour entrer dans l’Union ? (…) Honnêtement, je le crois. Tout pays se grandit en reconnaissant ses drames et ses erreurs... "
Entendre ces paroles de Jacques Chirac en Arménie samedi, après la visite du monument consacré au génocide arménien à Erevan, m’a vraiment ému. C’est mon pays, la France, qui parle et c’est la seule grande nation à dire enfin cette vérité.
Déjà, la France avait reconnu le génocide par une loi, aujourd’hui le Président de la République dit que l’entrée dans l’Union européenne exige cet effort de la Turquie car ce serait le signe que ce pays adhère sincèrement à nos valeurs.
Je pense que le chef de l’Etat a été touché par la visite du musée du génocide qui est hélas plus éloquent que les faux débats de faux historiens.
Je suis heureux de ce voyage, fier du renouveau de l’Arménie, du courage et de la vitalité extraordinaires que manifeste ce petit pays, qui m’est cher. Je n’y vivrai jamais, je me sens complètement enraciné en France, mais l’Arménie vivante est l’origine de mes racines.
20:50 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (131) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

dimanche, 24 septembre 2006
"Pourquoi tant de haine ?"
Je suis parfois sidéré de la violence de certains sites ou blogs contre Sarkozy qui me sont adressés par des inconnus.
Je ne parle pas là des posts que je reçois sur ce blog : c’est vrai que je supprime les (rares) propos grossiers et racistes, mais je tiens à laisser s’exprimer tous les points de vue même s’ils sont loin des miens, même s’ils sont parfois vifs. C’est toujours intéressant pour moi et je l’espère pour vous, de faire le tour d’un problème avec des éclairages opposés.
Non, là il s’agit d’attaques personnelles, de calomnies, d’une volonté de discréditer l’homme qui rappelle fâcheusement les années 30.
C’est vraiment dommage : nous sommes à sept mois d’une élection cruciale pour notre pays. La droite et la gauche proposent des projets assez différents : à droite réalisme et travail pour faire face à la mondialisation, à gauche encore plus d’Etat et de protection. Nos deux leaders actuels (cela changera peut-être) n’hésitent pas à aborder les questions brûlantes et quotidiennes : les retraites, la carte scolaire, la violence de certains jeunes… Les Français s’intéressent. La démocratie me semble progresser !
Et au lieu de débattre de ce qui est tout de même notre avenir et celui de nos enfants, certains n’ont que l’invective à la bouche…
20:35 Publié dans Emotions | Lien permanent | Commentaires (210) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14 octobre 2006

Naaaan, je t'assure: pas la peine de me remercier.
Vraiment, ça me fait plaisir.
Je sais que tu vas te régaler avec: "Heureusement que Nicolas Sarkozy est là pour refuser la régularisation massive".

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14 octobre 2006

Vraiment, merci beaucoup, Grabuge, pour le texte de Onfray sur Bourdieu.
Et pour le vôtre qui suit, tout aussi intéressant.

Écrit par : Le Yéti | 14 octobre 2006

Très bon billet du jour !
Sacré Fontenelle !

Écrit par : Bernard Langlois | 14 octobre 2006

@ tous

Je signale (parce que ce n'est pas dit clairement) que cet extrait n'est pas "un" texte sur Pierre Bourdieu mais UN chapitre d'un petit bouquin entièrement dédié à Bourdieu (Célébration du génie colérique . Galilée 2002), qui est d'ailleurs sous-titré "Tombeau de Pierre Bourdieu".
Comme pour "La philosophie féroce", c'est très court, plutôt d'humeur que purement philosophique.
Le format fait qu'il y a peu de chances qu'on le retrouve en poche un de ces quatre matins, contrairement au "Journal d'un hédoniste" ou à "Politique du rebelle"...

Je redis aussi ce que j'ai déjà écrit chez Swâmi : si on aime Bourdieu et Onfray, on aimera aussi Castoriadis, Vaneigem et Chomsky...

Quant à Monsieur Fontenelle, je le préviens charitablement que je lui prépare une compilation des billets municipaux de Patrick Balkany, de ceux de la Imelda Marcos de Puteaux (l'innénarrable Ceccaldi-Raynaud), des fatwas de Chistian Vanneste et des pensées philosophiques de Madelin...
Il ferait beau voir qu'il me vole mon titre de Reine des Pestes ! Non mais ! ;)

Écrit par : Grabuge | 14 octobre 2006

Alors ça, quand même, c'est marrant: juuuuuustement je retombe sur la (célèbre) série, évidemment reliée pleine peau (de chacal républicain), des fameux DDPDVAPDF. (Discours de Philippe de Villiers au Puy du Fou). Non mais avoue que c'est tordant, Grabuge, comme coïncidence. Alors je commence par lequel?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14 octobre 2006

pilule du lendemain, etc.
Envoyé par: lavérité
Date: 12/10/06 18:30

Approbation :
Donnez votre avis sur ce message
Madame Ségolène,

Je viens de lire dans votre dernière lettre concernant ce que vous aviez soutenu et je lis :
"A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés.
A la Famille, j’ai refondé une politique de gauche, réformé l’accouchement sous X, reconnu l’association des parents gays et lesbiens"

J'aimerais quelques explications mais aussi vous donnez mon avis :
1) mon avis concernant la "pilule du lendemain"je trouve que cela ne devrait pas être distribué dans les collèges et lycées mais bien qu'il y ait une politique de réflexion sur ce que représente une relation sexuelle en mettant en valeur la beauté de cet acte qui ne peut être bradé. Ne faut-il pas revenir aux valeurs avant de distribuer des pilules.Car quelle catastrophe tous ces jeunes qui n'ont plus de repères ni dans leur famille (souvent discloquées, recomposées) ni à l'école où on n'est plus capable d'apprendre le respect de son corps, le respect de l'autre aussi, de savoir faire un lien entre ses désirs sexuels et le sentiment qui va avec. Où est l'éducation à l'amour et non à la sexualité ? Ne faut-il pas faire un effort sur ce sens là avant qu'il n'y ait problème...je pense que cette question est très importante. Ouvrir notre regard su une manière de penser autrement la vie !

2) Bravo pour l'intégration des enfants handicapés !

3) Question : Qu'avez vous fait pour l'accouchement sous X ?

4) Question : que veut dire : "reconnu les associations gay et lesbiennes". Accpeter le mariage de ces personnes ? sur ce point j'ai déjà donné mon avis précédemment et j'espère être
comprise et entendue.

REMARQUE : avons-nous espoir d'avoir des réponses à nos questions et remarques de la part de Ségolène ou du moins de son équipe ?

MERCI EN TOUT CAS POUR CE SITE QUI REDONNE ESPOIR EN LA POLITIQUE CAR NOUS POUVONS NOUS EXPRIMER !!

Petite contrib aux citations des sites de droite .... celui ci vient de "cauchemard de futur" le site de ségoléne R ....
Euh pour la gauche de gauche, faudra attendre encore un peu .... Y a pire mais je me le suis gardé pour moi :o)))

Écrit par : les marques du plaisir | 14 octobre 2006

M'ENFIN ????

C'EST PAS UN PEU FINI, LES SAUVAGEONS ???

JE VAIS VOUS APPRENDRE A VENIR JETER VOS SACS POUBELLES DANS MES TÉNEBRES MÉPHITIQUES, GALOPINS !

COMPAGNIE CRS 15 ! ENVOYEZ-LEUR CHEVENEMENT !!! CHARGEEEEEEEEEEEEEZ !!!
FETCHEZ LA VACHE !!!!!!!!!!

Écrit par : Grabuge | 14 octobre 2006

"Et voilà comment le mépris affiché sans discernement et à la hache d'un P.M (n'en déplaise à ses laudateurs) fait qu'un Sarkozy ou qu'une Royal peuvent se permettre de thésauriser sur "l'opinion publique" et "le peuple" qu'ils se targuent tout deux de représenter."

Pas compris cette phrase. Et qui est P.M. ?

Écrit par : Gabriel Larcange | 16 octobre 2006

@ GL : Pierre Marcelle, éditorialiste à Libé.

Écrit par : Olivier Bonnet | 20 octobre 2006

Les commentaires sont fermés.

 
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