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28 octobre 2006

Pasqua-Pandraud : Ze retour de Ze vengeance

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Ça m'enquiquine au plus haut point mais j'ai entendu causer d'une chose qui m'a révolutionné les sangs, les intestins et ce qu'il y a autour.

Un médecin, après avoir soigné une patiente, l'aurait dénoncée auprès de je ne sais quels services policiers parce qu'elle était sans-papiers.
...

Donc, si j'en crois la rumeur, on a un gars qui fait son boulot normalement, qui se conforme au serment d'Hyppocrate.... mais qui 5 minutes après nous la joue crémier de "Au bon beurre" de ce clown de Jean Dutourd.

... J'ai une énorme réticence là-dedans, c'est que j'ai beau chercher, je ne trouve pas trace de l'info originelle, de la news qui confirmerait une telle saloperie...et j'ai un défaut extrêmement pénible : j'ai du mal à accuser sans preuves, ou sans sources...

En l'espèce, c'est donc toujours de la rumeur, certes méchamment insistante mais tout de même de la rumeur tant qu'on ne m'aura pas fourré les preuves sous le nez...

...
J'en appelle donc à ceux qui connaissent intimement un certain C.L., Docteur Justice pour certains. Docteur Greg House pour moi... tout dépend de nos références culturelles ou de nos fantasmes sexuels...

On pourrait se dire qu'un tel olibrius aussi doué, placé comme il l'est, pourrait savoir exactement ce qu'il y a de faux ou de vrai dans cette histoire qui fout les chocottes...
En attendant, et pour ravir mon très cher Bernard Langlois qui a l'air d'apprécier les textes inconnus ou méconnus et maintenir ma fausse réputation d'érudite (mes pauvres ! si vous saviez à quel point je suis une tanche, vous cesseriez de fréquenter ces lieux !)...
Voilà de quoi vous faire comprendre que la bataille qui eut lieu lors de la tentative de loi Pasqua-Pandraud, elle qui a initié le mouvement des 20.000 "nons"... ne peut JAMAIS être inutile.
Vous en voulez un de ceux qui sont le contraire absolu des Sarkozy de Nagy Bocsa et autres ?
Vous en voulez vraiment ?

Ça va faire mal...
Et pas qu'à vous !
On s'accroche....

Lettre indésirable n°1

Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine, il m'est parvenu que de singuliers citoyens français m'ont dénoncé à vous comme n'étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.

Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve d'une désapprobation pour laquelle il n'est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d'étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs; et j'ajouterai même (c'est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules. Vous n'êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l'écoute des radios étrangères; j'apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements; mais, le propre des criminels étant surtout d'être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes ? Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d'innocents en Pologne ? (...)

Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme. Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d'être assassiné à côté de lui.

Armand Robin.
Extrait de sa lettre adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris... avec nom et adresse de l'expéditeur !

Armand Robin était anarchiste, poète, traducteur, romancier, homme de théâtre, homme de radio, homme dans toute son acception...
 

 

Bande-son : Jane's Addiction - Jane Says

La France "qui se lève tôt"...

Ça y est !
Bingo !
Au tirage comme au grattage, le vizir à talonettes ne nous déçoit jamais...
Le Kanichabouch nous a encore fait le coup de l'image d'Épinal du travailleur aux mains calleuses, tout ce que son clan a toujours combattu, le journalier exploité, le mineur silicosé.
Tout ce que sa famille a toujours fait charger, que ce soit à cheval dans les rues de Carmaux, à motocyclettes voltigeuses dans celles de Longwy ou ailleurs...

Sauf que "la France qui se lève tôt", dans quelques jours, c'est aux portes des CHRS qu'on va la retrouver...

Les CHRS, pour ceux qui auraient vécu dans le coton ouaté d'un Loft à la TF1 ces 20 dernières années, ce sont les Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale.
C'est-à-dire les chambrées militarisées où les SDF peuvent trouver un abri pendant l'hiver... à condition qu'ils montrent patte blanche ou se comportent comme ces braves travailleurs chinois que je décrivais dans le billet précédent... bien polis, bien courtois, bien courbés...

A condition de laisser sa copine dehors parce qu'ils ne sont pas mixtes et que quand tu es SDF tu n'as même plus droit à l'amour.
A condition de te débarrasser de ton chien, seul être vivant à te protéger des embûches quand tu dors sous un porche à l'abri de cartons humides, la nuit.
Seul être à te regarder avec amour (mais j'ai déjà dit au-dessus que l'amour était interdit aux sans-toit).

A condition de pointer à 5 heures de l'après-midi parce qu'après, les portes sont closes et que tu peux crever dehors sans que l'huis ne s'entr'ouvre.
Et d'être éjecté à 6 heures du matin pétantes, en pleine nuit hivernale et au plus froid du gel, sans une boisson chaude dans l'estomac.

La France qui se lève tôt... c'est AUSSI celle-là... et de plus en plus nombreuse !
Mais comme elle ne vote pas (il faut avoir un domicile pour pouvoir voter, je le souligne...), cette France des petits matins noireâtres ou blafards, on ne vous la mettra sous le nez que lorsqu'on aura atteint la vingtaine de morts de froid...


Il y a dix ans, au premier mort sur un banc, on faisait l'ouverture du JT...
Aujourd'hui, le Ministricule de l'Intérieur qui fait payer par vos impôts les salles de muscu de sa Pomponette ou les écrans géants plasma de sa progéniture, fait aussi condamner le SDF un poil ivre qui ose lui jeter devant des caméras "Et va donc ! Et retourne en Chine !"... à 1 mois ferme de prison...
Un Loïc Plus Con que Moi Tu Meurs vous dira que ce gars-là a bien de la chance de passer un mois au chaud et nourri par la grâce de la seule générosité de son Duce adoré, lui qui n'a pas le temps de lancer une piécette aux SDF qui jonchent son parcours de "running" avant le "douching" et le "travailling"... "parce qu'il court trop vite" (sic !).

Et comme je suis bonne© façon Haroun El Poussah (pour être assortie en camaïeu délicat avec notre Kanichabouch 1er Iznogoud), sachant que le pauvre homme n'est guère capable de déchiffrer plus compliqué qu'un "Club des Cinq" et au vu de son parcours estudiantin des plus lamentable, je lui offre gratuitement, en guise de Samu de la pensée, quelques mots de Baudelaire... encore un traîne-patins qui ne mériterait pas l'intérêt de notre République !

Assommons les pauvres !

Pendant quinze jours je m'étais confiné dans ma chambre, et je m'étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans) ; je veux parler des livres où il est traité de l'art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J'avais donc digéré, - avalé, veux-je dire, toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, - de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu'ils sont tous des rois détrônés.  On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d'esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.

Il m'avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscur d'une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j'avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n'était que l'idée d'une idée, quelque chose d'infiniment vague.

Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.

Comme j'allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l'esprit remuait la matière, et si l'oeil d'un magnétiseur faisait mûrir les raisins.

En même temps, j'entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnus bien ; c'était celle d'un bon Ange, ou d'un bon Démon, qui m'accompagne partout. Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n'aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n'aurais-je pas l'honneur, comme Socrate, d'obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien avisé Baillarger ?

Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien, que celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n'avait qu'un Démon prohibiteur ; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d'action, un Démon de combat.

Or, sa voix me chuchotait ceci : "Celui-là seul est l'égal d'un autre, qui le prouve, et celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir."

Immédiatement, je sautai sur mon mendiant. D'un seul coup de poing, je lui bouchai un oeil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassai un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m'étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d'une main par le collet de son habit, de l'autre, je l'empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j'avais préalablement inspecté les environs d'un coup d'oeil, et que j'avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour un assez long temps, hors de la portée de tout agent de police.

Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d'une grosse branche d'arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l'énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefteack.

Tout à coup, - ô miracle ! ô jouissance du philosophe qui vérifie l'excellence de sa théorie ! - je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n'aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d'arbre me battit dru comme plâtre.  Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l'orgueil et la vie.

Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d'un sophiste du Portique, je lui dis : "Monsieur, vous êtes mon égal ! veuillez me faire l'honneur de partager avec moi ma bourse ; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu'il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l'aumône, la théorie que j'ai eu la douleur d'essayer sur votre dos."

Il m'a bien juré qu'il avait compris ma théorie, et qu'il obéirait à mes conseils.

Charles Baudelaire (1821- 1867)

 

 

Bande-son : Cure- How beautiful you are

25 octobre 2006

Nuit de Chine, nuit câline...

 

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Je ne sais pas pour vous mais j'ai fait l'erreur insigne d'allumer le poste sur le JT de Poujadasse...

Et là, je tombe sur l'interview d'une boufonne super contente de vivre dans le royaume de la grande muraille où les domestiques sont polis et courbés à la juste hauteur que ses mômes n'ont même plus besoin de se baisser pour ramasser leurs pelures de saucisson.

Juste après, on a droit au récurrent reportage sur les "barbares des banlieues"....
Que des va-de-la-gueule tout juste bons à reproduire par mimétisme ce que les Poujadasses leur balancent avec délectation...

France télévisée, terre de contraste.... 

Poujadasse n'y va pas par quatre chemins : on a les miséreux polis de chez la Chine totalitaire et les moins polis de la France démocratique.

En fait, ils sont pouilleux infréquentables ou ils sont parqués dans des laogaïs, camps de travail qui n'ont rien à envier aux conditions de Ravensbruck (lire ou relire "Chine, on ne bâillonne pas la lumière" de Noël Mamère et Marie Holzman, chez Ramsay)...

T'es polie, t'es courbée, tu peux avoir la chance insigne de pouvoir astiquer  le chibre du cadre d'Alsthom ou de Total.... et si tu n'es pas foutue de dire merci c'est que t'es vraiment digne des camps de travail.... saloupiote, va !

Et puis tu as nos barbares, ceux des banlieues de cette capitale qui ne jure que par les plumes dans le croupion d'une Joséphine Baker...
Là, c'est différent....

Si tu es "fille", t'es forcément pute.... en Chine, tu serais domestique idéale... mais en Seine-Saint-Denis, t'es de la viande à maquereaux ! 

Si, comme pour moi, ça ne vous donne pas envie de vomir à tapisser les murs d'un F4... et si vous n'explosez pas votre TV au prochain reportage obligé du voyage du grand macquereau en chef Chirac Chibre à l'air au pays de l'humiliation érigée en Grand Art...

Ah ? Ben tiens.... j'ai un texte sous le coude concernant  ce magnifique pays qui fait rêver Laurence Parisot... n'oubliez pas de cliquer sur "lire la suite".... ça vous ouvrira des horizons.... !

Et comme bande-son, je vous colle un des plus beaux passages d'opera qui soit, le "Turandot" de Puccini.... certes, le "Nessun Dorma" n'est pas le lamento de cette pauvre Liu qui collerait pile-poil avec la situations de 99% des chinois, n'en déplaise à la Laurence Parisot, fille à Papa héritière de Portes de placard... mais bon... je me fais plaisir ... En plus, je me suis enquiquiquinée à mort (Céleste en est témoin !) pour choisir la version qui me faisait dresser les poils des avants-bras.... ben y'a pas photo... c'est Caruso qui gagne de quinze longueurs devant Pavarotti, Lanza, Del Monaco, Careras et consorts...
Un gars qui SERT un morceau au lieu de s'en servir.... ça vaut tous les discours.... É-nor-me !!!!

  

Bande-son : Nessun Dorma - Turandot - Puccini par Caruso
 
 
 Et n'oublions pas l'essentiel...

Lire la suite

24 octobre 2006

Les seins d'Élise Lucet

 

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Dans un moment soit de grande solitude soit d'inactivité comateuse, je suis allée regarder par curiosité les mots-clés employés pour aterrir dans l'Empire des Ténèbres qu'est ce lieu de stupres... et là, grosse surprise...

Un des gimmicks qui revient avec la régularité d'un métronome est : les seins d'Élise Lucet !

Mais nom d'un pétard à mèche (private joke qu'un certain Swâmi appréciera) ! Où donc ai-je pu délirer sur les excroissances mammaires de cette chère Élise ???

La seule chose dont je me sois malignement gaussée chez notre Belle des Champs cathodique est sa propension à nous balancer que nous sommes les bienvenus dans "NOTRE journal de la mi-journée"...
Accentuation racoleuse de vendeur d'aspirateur ou de râpe à fromage qui a le don certain de m'agacer prodigieusement.
D'autant que cette chère Élise, c'est un peu Docteur Jekill et Mister Hyde...
Sur la 3, elle anime des émissions souvent intéressantes et plutôt subtiles.
Sur la 2, elle tente désespéremment de faire la pige au Massimo Gargia bouseux de la Une, l'impayable Pernaut...

Alors, par pure bonté d'âme, je suggère à cette chère Élise de cesser de compter sur le pervenche radieux de ses étincelantes mirettes et de présenter le journal de 13 heures de France 2 en corset pigeonnant à la Thierry Mugler : visiblement, c'est ce que le public attend...

Et comme la politique de sa cheftaine Arlette Chabot semble être celle de l'attrape-nigaud, je ne prends pas de risques inconsidérés à penser que, pour le coup, le Jean-Pierre des campagnes, des fromages de chèvre moulés sous les aisselles ou de la dentelle du Puy y perdrait sa place de leader de la France qui ne pense pas...

J'dis ça, j'dis rien, hein ?!

Bande-son : Georges Brassens - Brave Margot
 
 
Addendum de 15:56, donc d'après Cahors 2000 et vernissage de la table de cuisine : Je viens de réaliser que j'avais aussi dans mes stats un référant qui me laisse perplexe :
Le pourquoi et le comment... surtout après un bon Cahors.... faut pas trop m'en demander...
Mais il vaut mieux que vous soyiez prévenus ! 
Addendum bis : j'ai cherché en vain une photo du défilé haute-couture de Mugler début des années 90, chose qui, nonobstant mon étanchéité totale à tout concept de luxe ou de mode, m'avait scotchée sur l'écran de Paris Première du temps où j'avais le câble... introuvable !
Si quelqu'un ou quelqu'une, dans ces eaux troubles, avait une idée d'où dénicher ce spectacle de rêve dont ma rétine est encore toute imprégnée, qu'il ou elle se fasse connaître !
 
Oups : J'oublais le seul truc réellement important...

20 octobre 2006

TF1 made in North Korea

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Où est la différence ?

Au premier regard, on dira que la Claire Chazal de la TV nord-coréenne est cadrée de plus loin, qu'elle est maquillée différement, qu'elle ne penche pas la tête à droite de façon à caresser sensuellement du bon profil l'oeil de la caméra, qu'elle n'est pas vêtue aussi chicos, que son débit a plus à voir avec la mitraillette hystérique qu'avec la musiquette douceâtre de supermarché...

On en vient au fond...
La mitraillette hystérique débite la pensée de son leader maximo, le fils à papa héritier d'un des derniers îlots de déni de réalité totalement paranoïaques et bons pour l'asile de la planète (je précise... pas LE dernier... les USA ne désespèrent pas de rentrer dans le dernier carré, aidés en cela par Fox-News qui, pour plus aguichante, n'en est pas moins cinglée que la TV nord-coréenne).

Venons-en au coeur du problème.
La TV nord-coréenne débite la parole sacrée de Kim Jung Il...
TF1 sert sur un plateau la propagande du Kanichabouch©.
Certes, les moyens et les entourloupes sont différents. Mais c'est de l'entourloupe qui n'a ni le goût, ni la saveur, ni la couleur de la TV Nord Coréenne.... mais qui l'imite mieux que n'importe quel JT made in France, toutes options comprises...


Hier soir, notre Kanichabouch Iznogoud © a trouvé moyen d'asséner avec force mimiques tragico-comiques "façon peuple", sa dernière marotte marketing (il a des "trainers" pour ça) que "la délinquance a reculé dans chacun des départements de la région parisienne, y compris la Seine-Saint-Denis, et elle a reculé fortement"...
Sauf qu'on a un sacré grain de sable dans la machine qui aurait du stopper les machines à produire du sarkozysme à la chaîne du maçon Number One, The Bouygues himself, supporter ultra intéressé d'un des derniers tyrans maboules de la planète qui soit "pire" que Kim Jung Il, le dictateur du Turkmenistan, largement sponsorisé par notre diffuseur Number One Bouygues de tout et n'importe quoi jusqu'au décervelage complet...

Oups ! J'oublais ! Le rapport du Préfet Cordet qui, au fil des jours, va devenir, d'abord payant (parce que pauvre citoyen de base que tu es, tu dois payer pour savoir ce que tes employés te cachent...)

Lequel a très précisément pointé les problèmes vécus dans une réalité que le Cocu Coruscant ignore !
Je sais... coruscant, ça n'a pas l'air de correspondre du tout à la personnalité profonde du Kanichabouch©... mais si vous persévérez dans l'image, vous verrez le rapport avec "tout ce qui brille"...
Et puis je l'aime ce mot... il me fait bicher... il a un côté "emmerderesse qui caracole", "cavale indomptable et jouisseuse"... coruscant... coruscant.... sans blague !
Vous ne le trouvez pas excitant ?
Bref... passons.... et revenons à nos moutons... et au loup qui les cornaque...

On parlait d'un rapport... pas celui d'un infâme peigne-cul d'Amnesty International ! Non ! 

Un Préfet de la République bananière anciennement République française !!!

Rapport qui donne les chiffres bruts et incontournables d'une augmentation à 2 chiffres des violences. Tout confondu.

Le Kanichabouch Iznogoud© ment en direct sur TV North Korea.... pardon... sur TF1...

Tout journaliste digne de ce nom, jusqu'au moindre pigiste "à pas cher en CDD au mieux" a lu le rapport du Préfet Cordet...
Mais notre Barbie Nord-coréenne à toupet sur le front, l'inneffable PPDA, a visiblement fait l'impasse.
Il se tait.
Vivante preuve de l'applatissement aveugle face à la parole du chef de la bagarre contre les milliards de lémuriens qui nous agressent tous les jours et qu'il combat, vêtu seulement de la probité de sa tunique de nain désigné par le doigt de Dieu : Kanichabouch© 1er, Force Jaune, Celle Qui n'a Pas d'Hépatite Mais Juste Une Grosse Migraine.

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Il se tait et il sourit de cette façon qui n'appartient qu'à lui, mélange de compassion et de complicité induite.
Demi-sourire de connivence apparemment dégagé de toutes contingences autres que la prochaine invitation au Pré-Catelan...
Et Notre Autoproclamée Sainteté "L'union, le peuple, c'est moi, na ! Heil my Duce !" Kanichabouch© 1er, Gilbert Bourdin de la pensée française au raz des pâquerettes, d'en rajouter dans le penchement de tête façon Claire Chazal (quoique sans les seins artificiellement pigeonnants et beaucoup plus petit), regard de cocker teigneux (très dur, ça... un cocker teigneux, c'est du registre du chien qui miaule... une rareté!)... style :"Je suis de votre côté, les petits, les sans-grade, les pavillonaires au trouillomètre à zéro quoiqu'à 200 bornes de la moindre cité de chômeurs comme je les y parque... jamais vous ne verrez ces "barbares" à vos portes !"... 

Vous me direz qu'un  rigolo qui assène dans un de ses "livres" en 2004 : "Que disait-on il y a deux ans quand je suis arrivé au ministère de l'Intérieur ? Il va jouer au superflic. Les banlieues vont s'embraser. Résultat : il n'y a pas eu de révolte  et la criminalité a baissé sensiblement" sauf que moins d'un an plus tard, les dites-banlieues (lieux de bannissement, étymologiquement parlant) flambaient comme jamais...
Sauf que le Kanichabouch© fait filmer complaisemment les boursouflures et les bleus d'un pauvre gars, CRS par défaut de pouvoir être autre chose... et que depuis, il n'y a pas une semaine où les pandores de la ceinture parisienne ne se fassent agresser...
Je serai fonctionnaire de la force publique, je porterai plainte contre mon Ministricule
à talonnettes pour mise en danger d'autrui à des fins publicitaires personnelles....

C'est le "novel" tango de notre Peron à nous qu'on a et que vous ne voyez pas venir..... Sans parler de la Cecilia/Evita/CocoGirl de super marché....

C'est le tango de comment vous faire accepter de n'être que des larves à qui on a volé l'essentiel.
Des bébés baveurs incapables de décider du sens de votre vie... le Kanichabouch© y veillera pour vous ! Il se pourrait même qu'il décide de la marque de votre futur lave-linge... quand Lolo et Guigui du Medef lui auront donné leurs consignes...

C'est le tango du nabot à talonettes qui se dresse sur la pointe des pieds pendant les photos officielles tant il est furieux/frustré que ça devrait tout de même vous mettre une sacrée puce de quinze tonnes minimum à l'oreille....
Le même qui ne digère pas les humiliations de gosse mauvais en tout (et, là, on le comprend !)...

Le même qui va vous les faire payer au centuple (ce qui se comprend nettement moins)... si vous ne vous réveillez pas du plan hypnotique à la Kaa du "Mowgli" de Walt Disney et Kipling réunis...

 

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Le même migraineux (je précise aux rares auxquels cela aurait échappé s'ils n'avaient lus les chapitres précédents que je SUIS migraineuse et que je sais donc de quoi je cause... comme personne ne pourrait me suspecter de racisme anti-migraineux... et pour cause !) à qui certains rêveurs envisagent très sérieusement de confier LE BOUTON ROUGE DE LA MORT QUI TUE comme si on parlait de champignons de Paris en barquettes...

C'est le tango ...

Insécurité et Vérité sont dans un bateau.
Insécurité matraque Vérité par derrière et la surine dans le dos pour faire bon poids.
Vérité tombe à l'eau.
Qui reste ?

PPDA et le pin's de Bush 

  

Bande-son : Nirvana - All Apologies
 
 
 
Nota de... plus tard... :
La bande-son ne correspond en rien à ce qui est énonçé plus haut... c'est juste la seule chose que je sois capable d'écouter sans griffer les murs de colère...

16 octobre 2006

Kenzo... Yamamoto... le vide à travers les planches

Il y a des jours comme ça...

Vous avez vu les JT et les media dominants faire leur B.A sur la faim dans le monde...  5 minutes de bonne conscience avec regard de cocker mouillé... 24 heures même pas chrono...
Tous, ils ont filmé la mise en scène New-Age des silhouettes qui s'effondrent sur le parvis d'une capitale dédiée à la consommation et au tourisme des gavés de la planète pendant que les autres sucent des pierres...

Bien plus facile et digestif que l'image du gamin mourant dont on compte les os sous la peau diaphane... une silhouette... tout à fait ce que notre monde de repus est capable de supporter... surtout pas l'image "en vrai".... 

Tous, ils ont pris cet air compassé et désolé qu'inspire le sujet...
Tous...
Tous... et cinq secondes plus tard, le visage a changé. Parce qu'on parle de foot ou de soldes ou de cerfs-volants.
Et là, le visage compassé reprend de la couleur, le rose revient aux joues de nos icônes télévisuelles... on sourit, on penche la tête langoureusement, on caresse la caméra d'un oeil en biais sensé symboliser la complicité avec l'oeil universel ou hexagonal qui vous regarde.

Et oui... un mort de faim toutes les quatre secondes sur cette terre qui peut nourrir le double de sa population actuelle. Sauf que le très fameux "Il ne faut pas désespérer Billancourt" est toujours de saison, encore plus ignoble, encore plus indécent, encore plus prégnant...

Alors on va vous gaver avec des images de mère infanticide, de footeux viré, de salon de l'auto, de banlieues prétenduement incontrôlables.... mélangeant le tout et le n'importe quoi...
Au bout de tout ça, c'est votre mort dont il s'agit.... mais il semblerait que vous vous en moquiez comme de votre premier tricycle... selon les sondages...
Mais les sondages... on sait ce que ça vaut ! Je ne vais pas vous reprocher l'indifférence à votre propre mort.
Non.
Je serais incroyablement mal placée pour ça !
Mais si vous pouviez, plus qu'une journée, réaliser que vous détenez les clés d'autre chose, les clés d'une autre possibilité, je pourrais m'en aller tranquillement.
Il n'est pire pensée que de croire qu'un grain de sable est inutile.
Un grain de sable qui se fait un tas de copains d'autres grains de sable, ça peut faire la dune du Pilaa.
Voire des kilomètres de Sahara....

Alors je planque ma légendaire causticité, mon indécrotable teignerie, mon historique goût pour la baston sévère façon Bérus ou Nine Inch Nails ou Rage against the machine, pour vous demander de fermer les yeux dix minutes et vous demander ce que vous pouvez faire pour que tout ça ne parte pas dans le mur (quoique mon désir le plus profond de suicidaire sociophobe soit JUSTEMENT que ça parte dans le mur et qu'on n'en parle plus !)
C'est dire la gratuité et le non-intéressement de ce billet !).
Comprenez-moi bien : ce n'est pas pour moi qui suis déjà finie, c'est pour VOUS.
Je vais même faire un truc absolument inconcevable dans ces lieux de stupre : en appeler à votre "bon fond", comme on disait auparavant.
Vous voulez vous chicorner sur Nicolène et Ségolas ? Allez-y.... j'en suis... Mais si vous pouviez éloigner votre regard du ras de la toile cirée, juste une seconde, comme on le fait quand on joue dans Google Earth (gratuit ! je le souligne !) à zoomer sur telle ou telle partie du monde... ce serait pas mal, non ?

"Putain ça penche... on voit le vide à travers les planches..."

Moi, c'est vivement le vide ! The great Void selon mon Trent Reznor !
Mais vous, les normaux, les pas atteints, les pas déjà foutus, les vivants qui veulent vivre en dépit de tout ?
C'est quoi ? Vous êtes qui ?

C'est où que tu penches ?  

Bande-son : Alain Souchon - Putain ça penche
  

Nota  de 19:00: J'ai oublié la signature indispensable qui restera là jusqu'à fin octobre, voire plus si nécessaire :
Ne me dites pas que je suis inconséquente... j'en ai totalement conscience... mais on peut mettre des tas d'idées au-dessus de notre survie sans être illogique... tout dépend de la valeur qu'on donne aux "idées"....

13 octobre 2006

Célébration du génie colérique

Mort, Pierre Bourdieu s'est enfin tu.
Béatrice Pereire, National Hebdo,
31 janvier - 6 février 2002

Le propos a le mérite de la clarté. J'ajoute que, méprisante et méprisable, la formule clame sans fard, sans ambages ni précautions d'usage, ce que pensent mais ne peuvent dire aussi brutalement bon nombre de plumitifs chargés de couvrir l'évènement nécrologique, d'accord sur l'analyse mais soucieux d'un démarquage par l'emballage. Souvent l'extrême droite exprime sans censure la violence viscérale qui gît au creux de la plupart des individus. Elle révèle et met à jour les sentiments bas, vils, grossiers et dégoûtants, elle s'appuie sur eux, les nourrit comme on gave une méchante bête.
Que l'extrême droite se réjouisse de la mort d'un des rares penseurs à combattre pour empêcher qu'on fasse de la misère du monde - dont se désintéressent les libéraux de droite et de gauche - un explosif potentiellement destructeur de la société, une force sombre récupérable par les tenants de la droite révolutionnaire de toujours, voilà qui n'étonne pas. Mais d'autres ailleurs qu'à droite, embouchent aussi cette trompette, et, finalement, la gauche libérale pense la même chose que la droite extrême. Elle s'en distingue par le style, mais danse autour de la tombe ouverte. Voilà qui peut légitimement inquiéter...

Il gêne tous les défenseurs de l'ordre libéral, tous les partisans de la formule la plus agressive du capitalisme : la loi du marché comme principe absolu de l'organisation des sociétés. Son travail souligne l'existence d'une droite et d'une gauche, ces deux options dessinant chacune une vision du monde. Mais il montre aussi que le libéralisme travaille droite et gauche classiques au point de les fracturer toutes les deux. Pierre Bourdieu exècre ces deux variations, à droite et à gauche, du même thème libéral.
Ce constat le fait lutter pour une gauche de gauche, au sens véritablement de gauche, et non pour une gauche de la gauche, comme les journalistes le disent souvent. A droite, il n'a pas d'amis. Il compte aussi des ennemis dans cette gauche fascinée par la droite, habitée, hantée par les liquidateurs du socialisme historique récemment dilué dans le marché (1982). Convertie au pouvoir, à l'argent, à la bourse, au dollar, aux affaires, aux palais présidentiels, fascinée par le modèle américain, cette gauche qui se partage le pouvoir avec la droite depuis Mai 68 n'a pas les faveurs du sociologue.
Pour cette raison, la gauche libérale ne lui pardonne pas de pointer ses contradictions, ses volte-face, ses renoncements, ses reniements ; elle lui fait payer sa mémoire d'homme de gauche quand elle s'évertue à effacer les traces d'un passé prétendumment archaïque pour mieux faire accepter son ralliement aux valeurs des ennemis d'hier ou d'avant-hier ; elle le hait de se souvenir que des solutions de gauche existent, dont une culture, des propositions, des principes qui, après l'exercice catastrophique du pouvoir issu de 1981, s'étaient trouvés transformés en charpie, en confettis ; elle lui en veut de dire qu'un électeur n'ayant jamais voté à droite ne peut en promouvoir les idées lorsqu'elles sont défendues par un parjure de gauche.

Ses amis se trouvent naturellement du côté des sacrifiés de cette époque néfaste : les pauvres, les miséreux, les oubliés, les négligés, les modestes, les petits, les privés (de toit, de logis, de travail, de revenu, de papiers, de dignité), les déchets du système, de plus en plus nombreux et de moins en moins entendus depuis la conversion des socialistes à la culture de gouvernement. L'utile fiction de l'éthique de responsabilité dispense de rester fidèle à l'éthique de conviction.
Faut-il s'étonner qu'à l'autre extrémité du monde, loin des enfers, là où la vie se joue légèrement, avec l'indolence des insouciants disposant de tout, une poignée de nantis jette son dévolu critique, voire son mépris, sa haine ou sa violence, sur le travail du sociologue qui prend parti non pas pour les sommets, mais pour la base, non pour la pointe aigüe des bâtisseurs du monde cynique, mais pour le socle immense des sans-grade qui le subissent comme il est, fabriqué par une minorité d'élus qui jouissent de leurs prébendes sans cesse augmentées, et ne se rassasient jamais de cette confiscation du réel pour leurs propres fins ?
Le détestent tous ceux qui se moquent des laissés-pour-compte du capitalisme libéral. Ceux-là activent cette violence, la soutiennent, l'organisent, la relaient, la passent sous silence, s'en font les complices d'une manière ou d'une autre.
Aucun bénéficiaire du système n'aime l'insolent qui analyse et démontre les logiques dont procèdent ses avantages ; aucun nanti n'apprécie l'empêcheur de jouir entre complices et comparses, qui prouve le fonctionnement violemment inégalitaire du système en place ; aucun individu comblé par le marché n'applaudit l'impudent qui dénonce la manière injuste dont s'effectuent les partages : on transforme vite en victime émissaire le penseur qui dit la vérité, dévoile, arrache les décors et montre dans une pleine nudité critique la douceur du monde pour un petit monde et sa dureté pour la plupart.

Chose rarissime, les sans-voix ont en lui non pas un porte-parole confisquant leurs révoltes ou un opportuniste se servant de leurs causes, mais un être qui met à leur service sa formulation du réel, sa compréhension du monde, sa capacité à lire et déchiffrer le fonctionnement des machines sociales. En revanche, tous ceux qui ont intérêt à ce qu'aucun intellectuel ne mette ses compétences à la disposition des déchets du système, des victimes du libéralisme, des précaires de toutes les déroutes sociales, se réjouissent aujourd'hui de sa disparition. Car il a le souci du Peuple - dans l'acception de Michelet.
Rares sont les penseurs qui optent pour les silencieux qui subissent tous les jours. La plupart collaborent au système libéral et vantent ses mérites, ne l'écorchent pas, passent sous silence le prix exorbitant des vies, des énergies, des forces qu'il confisque pour être, fonctionner et durer. Le plus grand nombre, d'ailleurs, n'a aucun intérêt à se soucier de la plèbe, de la misère, des pauvres, car s'occuper des inutiles et prendre leur parti n'offre aucun bénéfice pour la carrière, les postes et l'accès aux paradis de la société qui récompensent les serviteurs les plus zélés, les porteurs d'eau les plus obéissants - en fait, les meilleurs domestiques.
Contre l'engeance des sociologues, philosophes, qui mettent leur plume au service du système qui les nourrit et se répandent en propos confits pour détourner la brutalité du réel (dans leurs livres, leurs tribunes, les pages des journaux où ils rendent compte des ouvrages qui défendent leurs options, leurs rubriques à la télévision ou à la radio), il existe un courant critique qui s'oppose, refuse, résiste à la religion libérale et s'en démarque puissamment. Dans ce lignage, Sartre ouvre la marche, Foucault et Deleuze portent haut et clair l'oriflamme de la colère, Derrida reste seul en piste. Bourdieu était des leurs.

 

Michel Onfray
Célébration du génie colérique (chapitre 2)
Éditions Galilée (2002)


"Ici l'Ombre et la Lumière ! Les vivants parlents des morts" pompompompom....

Sauf que Michel Onfray ne risque pas de se faire traiter comme un petit riquiqui de blogueur tout gris, inapte à traduire la pensée de Bourdieu sans la caricaturer, lui...

Ça tombe extrêmement bien parce que Bourdieu comme Onfray vomissent la condescendance des petits marquis de l'intelligentsia médiatique.
Ça tombe pile-poil parce que c'est cette morgue élitiste qui fait que ce pays s'enfonce dans une fracture dont on risque fort de payer les pots cassés en 2007.
Ils ont pourtant senti le vent du boulet leur frôler l'oreille en avril 2002, puis leur arracher un bras en mai 2005, mais il semblerait que les leçons n'aient pas été suffisantes.

Et voilà comment le mépris affiché sans discernement et à la hache d'un P.M (n'en déplaise à ses laudateurs) fait qu'un Sarkozy ou qu'une Royal peuvent se permettre de thésauriser sur "l'opinion publique" et "le peuple" qu'ils se targuent tout deux de représenter.
Que ce soit, de leur part, une parfaite hypocrisie sur laquelle ils capitalisent et dont ils attendent le versement des intérêts, c'est certain.
Mais que le discours qui consiste à dénier aux "petits", aux "sans grade", la capacité à participer au débat de manière active, de prendre à bras-le-corps une parole qu'on leur a confisquée depuis belle lurette, juste parce qu'ils n'ont pas de carte de presse (et je rappelle que des Julien Courbet, des Jean-Luc Morandini, des Charles Villeneuve... et même des Cauet ! en sont, eux, détenteurs... ce qui, vous l'avouerez, démythifie méchamment ce petit bout de carton !) et qu'en conséquence, ils ne seraient pas capables de comprendre Bourdieu, par exemple... ce discours-là, il est la voie impériale qu'empruntent au pas de charge les deux chihuahuas de la politique sus-nommés.

En 2005, c'est Étienne Chouard que les mêmes traitaient avec un sourire narquois de "petit prof marseillais"...
Ça ne leur a pas porté chance.

12 octobre 2006

Quel salaud, ce Bourdieu ! (2)



Gauche/Droite
envoyé par jeanbeatles
 

 Retour sur l'objet du délit...

J'ai beau avoir la freebox, avoir installé le lecteur vidéolan, la liste de lecture de freeTV... pas de canal 79 et donc pas de ZaleaTV...
Des mystères de la distribution numérique...

Bref, comme beaucoup de monde, je n'avais vu de l'interview de Pierre Bourdieu que le passage concernant "la femme de Hollande".
Mais ce que vous avez au-dessus, c'est l'intégrale de la dite-interview qui fait un peu plus de 11 minutes...

Laquelle démontre très clairement que les allégations de "caricature" de Bourdieu par ces peigne-culs de blogueurs sont on ne peut plus fantaisistes...

Regardez bien...
C'est bien Bourdieu.
Il n'a pas le canon d'un Glock posé sur la tempe.
Personne ne lui pose de questions pièges sur Ségolène Royal.
Il y va tout seul et énonce très clairement ce pourquoi il pense qu'elle est de droite.

Que Pierre Marcelle estime que la parole directe, filmée, non coupée, non montée d'un Bourdieu est "la caricature" de sa pensée" simplement parce que le dit-Bourdieu est ... mort ! C'est quand même de l'ordre du délire total et de la mauvaise foi la plus évidente.

Mais la solution du pétage de plomb de P.M se trouve peut être à partir de la 6ème minute (très exactement de 6mn 20s).
Parce que de qui Bourdieu nous dit-il qu'il a toujours été un "chef", le classant dans les personnalités faussement de gauche ?
Gagné ! SERGE JULY !!!

Notre éditorialiste du 12 octobre défend de façon biaisée l'éditorialiste d'un certain lendemain de referendum sur le TCE.. celui qui fulminait contre les 52% de ploucs xénophobes qui avaient eu l'idée incongrue de ne pas voter là où il leur avait dit de faire, ces bouseux...

CQFD

Quant à la Pimprenelle du Poitou, je comprend fort mal quelle s'insurge contre les propos de Bourdieu.
Sa définition de base de la différenciation gauche/droite est très claire : pour lui, c'est le rapport à l'ordre.
Or, Ségolène Royal a fait de "l'ordre juste" son slogan principal depuis le début de sa mise en orbite !
De deux choses l'une, ou elle renie ce qu'elle nous serine sur tous les tons depuis des mois, ou elle accepte qu'on ne soit pas dupes du très à-propos et très politiquement correct adjectif "juste" qui n'est là que comme cache-sexe du mot  "ordre"...

Faut assumer... 

11 octobre 2006

Quel salaud, ce Bourdieu ! (1)

D'après un certain Pierre Marcelle, plumitif en sursis d'un Libé moribond (et à lire la prose aussi mondaine que prétentiarde d'un Pierre Marcelle, on n'a pas de mal à comprendre pourquoi... faut arrêter de te triturer le poireau, mon grand ! D'autant que tu en trouves même dans les blogs ! Tu vas t'épuiser, poussinet... ), lequel P.M (mais non ça n'est pas l'acronyme de Petite Merdouille ! C'est celui de Pierre Marcelle ! Faut tout vous expliquer, ineptes blogueurs incultes et tout gris-beurk-beurk-beurk!), lequel, donc, se prend pour un littérateur que c'en est drôle à se faire péter la sous-ventrière, la blogosphère ferait parler les morts...
Bien évidemment, la Nelly Olson du Poitou, bigrement concernée par l'affaire, embraye derechef...

 
Sauf que Pierre Marcelle, il sait même pas causer français (et ça touche une paye de journaliste, ça, Madame...)

Parce que personne ne "fait parler les morts"...
C'est Bourdieu qui cause, sans même qu'on lui tende la perche, et qui, au sujet de la différenciation entre gauche et droite, de lui-même, comme un grand garçon qu'il était et que ne sera jamais Pierre Marcelle, il cause de Ségolène...
Faut dire qu'il n'a pas le sens du timing, le Pierre !
C'est maintenant qu'on ne te demande pas comment tu rôtes ou tu pètes sans rajouter immédiatement derrière... "Et Ségolène, tu en penses quoi ?"... qu'il cause, cet olibrius ! Honteux !

Mais Bourdieu, c'était pas un Pierre Marcelle qui fait là où on lui dit de faire en bon Kanichokanichabouch..
Bourdieu, il n'attend pas qu'on lui cause de la Pimprenelle pour en dire ce qu'il en pense...

Ça n'est pas un mort qu'on fait parler.
C'est l'histoire d'un mec qui cause de Pimprenelle... et boum, bêtement, quelques années après, il meurt, ce con !
Mais quel muffle !
Quelle lubie saugrenue il a eu le rebelle du Collège de France, aussi !
On n'a pas idée d'avoir la goujaterie de mourir avant que Môssieur Pierre Marcelle condescende du haut de sa très grande hauteur à vous poser la question qui tue !
M'enfin ?

Seulement voilà... Quand Pimprenelle ou Nicolas (les deux ont osé) citent Jean Jaurès, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre, au Pierre Marcelle...
Là, il n'a aucun problème avec les tombes ou les cadavres...
Ça ne le froisse pas plus que ça de voir nos deux starlettes se parer d'un manteau bien trop lourd pour leurs épaules de chihuahuas de la politique.

Que le Kanichabouch utilise l'oriflamme des grévistes de Carmaux dans ses discours, ça ne le dérange pas une seconde... en tout cas pas suffisamment pour étaler sa pseudo-science de raté de la pensée d'un monde qui est toujours dans la misère (confert. Bourdieu, justement).
Non, non... circulez... y'a rien à voir... et puis P.M est fou des petits fours de la place Beauvau...
Soyez pas vache !
Faut bien que ça croûte un "journaleux" de Libé... surtout maintenant que ça t'a un plan social qui lui pend au nez...
A tous les râteliers ?
Mais que vous êtes mauvaises langues...

PS : Le Pierrot, le vrai, pas celui de Libé, sa tombe étant à 15 minutes de chez moi, je suis allée lui causer et il m'a dit dans le creux de l'oreille que "Libé, ça fait bien longtemps que ce n'est plus de gauche... et encore plus longtemps que ce n'est plus un journal"...
Si, si... 

 

Bande-son : Nine Inch Nails. Starfuckers Inc

Tempête sous un crâne

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A ce qu'il paraît, lors de la dernière réunion du groupe UMP de l'Assemblée, où les scuds ont volé en rase-mottes et dans tous les sens, notre Kanichabouch préféré "n'assistait pas à cette réunion, en raison d'une migraine".

Tiens ?
Mais ça n'est pas la même excuse invoquée par le Vibrionnant Cocu pour se défiler d'un journal de 20 heures à la TV lorsque la Pomponette Vizirette fit ses malles pour rejoindre son bellâtre à New-York ?

Le Kanichabouch est sous bêta-bloquants ??? 

Alors, sérieusement (mais pas trop tout de même), vous voulez confier le bouton rouge à un type qui pète un câble des boyaux de la tête à la moindre contrariété ?

Non... parce que sans blaguer... je suis migraineuse moi-même et je vous jure bien que lors d'une crise de cette saloperie, je suis foutue d'arroser le chat et de caresser les plantes... voire de passer le rhinocéros dans l'appartement... Et je prie que ça ne m'arrive pas un jour d'élections ! Je serais foutue de voter pour lui dans un délire paranoïaque !

Vous l'imaginez, notre Kanichabouch Président, giflant Condoleeza Rice parce qu'il l'a prise pour Lilian Thuram ou s'enterrant sous la couette avec un bandana trempé de Synthol sur le front pendant que Kim Jung Il ferait joujou avec sa bombinette ?
Et si la Pomponette se barre aux Seychelles avec Johnny, ou Clavier... ou Doc Gyneco (... tout est possible étant donné son mauvais goût en terme de compagnons de jeux) ???
Il nous fait quoi ?
Il se roule par terre (moindre mal) ?
Il envoie le "Redoutable" atomiser l'archipel (déjà un poil plus gênant)?

Sans compter que le "coup de la migraine", c'est d'un ringard boulevardier que n'oserait même plus une Madame Bidochon...

 

Bande-son : Georges Brassens - Marinette

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