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04 juin 2007

La toux de l'âme... Soul Coughing en intégralité

Ne soyons point pingres...

L'album du mois sera... triple.

Soul Coughing.

Groupe d'origine new-yorkaise, disparu à la fin des années 90 et dont seule la voix légendaire continue de nous enchanter (vous avez le dernier Mike Doughty dans la colonne de gauche...).

Je pourrai broder en paraphrasant d'autres pour me faire mousser, telle les Cloaque, Eoliasse et autres...

Fi !

J'ai trouvé dans les fins fonds de la toile une analyse de Soul Coughing, tellement enfouie que j'aurai pu faire comme eux, la retoquer à ma sauce pour me faire valoir à peu de frais... sangsue de la toile, parasite du talent des autres...

Pas de ça, ninette ou ninon !

Soul Coughing ? Voilà quelqu'un qui en parle très bien et sans en tartiner des pages...

Voilà, après tout, pourquoi pas ? Soul Coughing est une groupe de rock à la fusion brûlante. Originaire de New-York, les quatres gaillards ont fait groover avec saveur les arrangements les plus fous. Plus que du rythme, plus que des mélanges, Soul Coughing sû toucher à ce que peu atteignent : l'alchimie.

M. Doughty, c'est le chanteur. Une voix comme on en retient. Avec un grain, un phrasé entre la déclamation et le rock à billy, une touche incomparable pour une texture imparable. Métallique. Il égrène et parfois martèle des textes à toutes allures, des paroles surréalistes et pleine d'un humour un brin obscur.

Autour de lui s'affairent mille bruits gazouillants, des samplings en trompe-oreille et des instruments de cordes folles. Fantasque, exubérante, la musique que voilà ensorcèle. Avec pour grosse ligne de base un groove créé par le couple basse et batterie. Percussions affolantes de nervosité, de précision, d'étincelles. On cisèle ici des joyaux de résonnance qui ne laissent pas indifférents. Servi sur une basse se trémoussant tantôt en slaps ou arrondissant les angles avec des accoups subsoniques. Contrebasses, xylophones, gongs, la section rythmique plante un décor luxuriant gorgé de swing.

Pas de violons, pas de mix intempestifs, ici tout se déroule comme une symphonie. Alternative et résolument rock. Des airs tortueux et torturés qui ont la magie de nous laisser des traces. Trois notes de piano, un accord de basse monocorde, un roulement, un frisson : tout se grave et s'empare des murs, du sol, de votre cerveau.

Nombre de chroniques musicales disent avec facilité influences, au pluriel. Soul Coughing dépasse de bien des artistes la petite appellation controlée des influences soi disant bigarrées. Ici, on part dans tous les sens, mais pour de vrai. Quelque part entre l'acid jazz et l'électro, le hip hop et le rock. Point commun tiré de chacun de ces univers : l'énergie. Pas que l'énergie brute qui vous secouerait un paraplégique, non, l'énergie qui enveloppe. Qui s'empare de vous, qui vous innonde, qui ondule là, autour de vous, cerné par les sons, immergé dans l'univers sonore de Soul Coughing, quelque part entre simplicité et complexité.

Laissez plâner les accoustiques, laissez caresser votre espace de ces minutes palpables et fébriles, écoutez la nuit venue, au noir de vos ampoules assoupies, Soul Coughing. Le plus grand groupe du monde.
 
Par Simon Tripnaux, mercredi 25 avril 2007

Pas mal, non ?

En ce qui me concerne, Soul Coughing a été depuis le 6 mai dernier une des choses qui m'ont permis de rester debout.
Avec Rage against The Machine, avec de vieux trucs des Smashing Pumpkins, avec tout NIN, une bonne partie des R.E.M.
Avec aussi le Tristan de Wagner mais pour des raisons que les non-fous ignorent et c'est très bien comme ça.
Ou certaines fugues achevées ou pas de Bach... au piano comme au clavecin...

Avec surtout et toujours TOUT Prokofiev... Sergeï Rulezzzzzzzzzz for ever !

Mais bon...

Là, il s'agit de vous faire redécouvrir un groupe qui n'était déjà pas franchement massivement diffusé de son vivant, qui est mort à l'orée d'un millénaire dont on pressentait à l'avance qu'il serait ignoble mais qui n'a vu la confirmation de son indignité francocentrée qu'un certain 6 mai, et qu'il y a peu de chances que vous découvriez demain puisque tout dure le temps d'une éphémère dans le monde des frères du Petit Père des People, les Bouygues, les Lagardère, les Bolloré...

Alors, cadeau.

Je vous offre TOUT Soul Coughing d'un seul coup d'un seul.
Comme un coup de massue.
La ligne pure d'un katana tranchant là où on hésite par faiblesse...
Le sepuku définitif.
L'Adieu non pas aux armes dont il ne faut jamais se séparer, mais à la faiblesse qui vous veut tendre là où vous vous devez d'être inflexible.

Et que les têtes tombent... la mienne en premier si ce n'est abuser de votre usuelle courtoisie... 

Allez-y... un clic de quelqu'index que ce soit ne peut pas vous faire de mal...

Commentaires

True dreams of Wishitaaa

L'article dit bien cette magie qui nait de la subtile confusion de leur musique, basse en ligne souple et gazouillis de vie. Sur scène, superbe set avec cette sauterelle dégingandée, je m'en souviens si bien. Merci pour ce salutaire rappel de vaccin.

Écrit par : paulovazpaulovaz | 04 juin 2007

Yeeeeeep !
Un !
Un qui sait qui sont les Soul Coughing !
Clair que nos soit disant blogueurs influents, poupées barbie rétribuées et ridicules d'un monde virtuel qui ne l'est pas moins, ne doivent point être familières des volutes méphitiques d'un Soul Coughing au mieux de sa forme...
Les pauvres...

Écrit par : Grabuge | 04 juin 2007

méphitique?
"qui produit des effets plus ou moins nuisibles, en parlant de certaines exhalaisons gazeuses, ou dont l'exhalaison est puante, désagréable."
Zètes sure que c'est le mot qui convient?

Écrit par : pépé | 06 juin 2007

Je ne connaissais pas. Du tout.
Ce qui est chouette c'est que mon univers musical s'étend avec ton blog.
Initiation, je dis rien, je déguste, tu guides, je prends, je digère, je construis un autre chose...
Je ne dis pas non. J'accepte. Comme quand j'avais ma classe et mes enfants et que l'on voyageait la lune poétique et ensoleillée au travers de la poésie, des mots imbriqués, des assonances, des replis, des enjambements, des surprises...on se faisait confiance et on se bâtissait un univers, une maison à partager...
Continue. Je veux bien être, un moment, guidé.

Écrit par : GPMarcel | 06 juin 2007

@ pépé

... peut-être par que je l'emploie dans le sens littéraire du terme (qui corrompt l'âme, l'esprit) et pas dans son utilisation "triviale".
Comme un synonyme de "délétère".
Et puisque nous sommes désormais classés dans les "vilains pas bô" responsables des immigrés qui se noient, souteneurs de voyous qui cassent, adeptes des moeurs odieuses qui sapent la nation... bref que nous sommes devenus les nouveaux "diables" d'un pays de versaillais bardés de morale bourgeoise, on va dire que les qualificatifs lucifériens nous vont comme un gant. ;)))

@ GPMarcel

C'est très exactement le but !
Et comme j'ai les outils pour, je ne m'en prive pas.
Enjoy !

Écrit par : Grabuge | 06 juin 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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